La science politique dispose d'instruments pour situer un parti autrement que par l'étiquette qu'il revendique ou qu'on lui attribue.
Des projets de recherche internationaux codent systématiquement les programmes électoraux depuis l'après-guerre, ce qui permet de mesurer des déplacements programmatiques sur longue période et entre pays.
Des panels de spécialistes situent les partis sur plusieurs axes : économique, culturel, rapport à l'intégration européenne. Ces données servent aux comparaisons transnationales.
Elle croise le vote avec l'âge, le diplôme, la profession et le territoire. Depuis deux décennies, le niveau de diplôme et le type de commune sont devenus des variables explicatives majeures dans plusieurs démocraties européennes.
Les sondages d'intention de vote comportent des marges d'erreur souvent négligées, et les écarts faibles ne sont pas interprétables. La méthode, la taille de l'échantillon et la date de terrain doivent être publiées.